Tô Lâm déclare que la planification des carrières ne vise pas à « préparer des postes » pour les cadres

Le matin du 26 août 2026, à Hanoï, le secrétaire général Tô Lâm a rencontré des cadres relevant de la tutelle du Comité central et a souligné que la planification des carrières ne consistait pas à « préparer des postes »; il a également appelé à lutter contre le sectarisme, le népotisme et les intérêts de groupe. Un message qui sonne très juste, très beau — si beau que les auditeurs ont du mal à ne pas acquiescer. Mais c’est justement parce qu’il est trop juste qu’il soulève une question à laquelle il est difficile d’échapper : si l’on ne prépare pas de poste, quel processus garantit que l’attribution de ce poste repose véritablement sur les compétences?

En matière de nomination des hauts responsables, ce qui intéresse le public, ce ne sont pas seulement les slogans contre la recherche de postes et de pouvoir, mais bien des critères précis, des processus transparents et la possibilité de vérification. Qui est inclus dans la planification? Pourquoi telle personne est-elle choisie et pas telle autre? Quels sont les résultats qui déterminent une nomination? Et surtout, existe-t-il un mécanisme suffisamment solide pour empêcher les relations personnelles, les intérêts locaux ou les intérêts de groupe de s’immiscer dans ce processus?

Car « ne pas préparer de poste » est une simple déclaration; prouver qu’un poste n’a pas été préparé pour quelqu’un, voilà ce qui mérite d’être souligné. Si le processus est véritablement équitable, transparent et fondé sur le mérite, les soupçons s’évanouiront d’eux-mêmes. Mais s’il n’y a que des slogans, sans données, sans critères et sans mécanismes de surveillance, la population risque fort de se retrouver dans une situation paradoxale : on entend dire que personne ne se voit « réserver un poste » à l’avance, mais lorsque le poste se libère, on ne sait pas qui était déjà là depuis quand.

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